jeudi 4 septembre 2008
« Autres chroniques de San Francisco » Armistead Maupin
Après les « Chroniques de San Francisco » et les « Nouvelles chroniques de San Francisco » voici le troisième volume. On retrouve avec plaisir tout nos héros. Cette fois nous sommes au début des années 80, et ils sont trentenaires.
Les pensionnaires du 28 Barbary Lane sont toujours aussi fantasques et politiquement incorrect, et toujours aussi attachants. Une poursuite en Alaska, un kidnapping, un rodéo gay, un week-end chez une star à Hollywood… De l’humour noir, des rires, des dialogues mordants, un bon divertissement, et toujours la quête de l’amour « un jour, mon prince viendra… Je connais le refrain. Mais je vais t’apprendre quelque chose que tu ne sais pas. Ton prince est effectivement venu et tu l’as foutu dehors avec un coup de pied au cul parce que tu n’avais pas le courage d’en finir avec ton fantasme ».
Une affaire à suivre, il reste encore 4 volumes…
lundi 1 septembre 2008
Dimanche noir
Vraiment un dimanche noir… Mon père m’a bien énervé, pourtant je fais tout pour que tout aille bien, le ménage, la lessive, le repassage, j’habite avec lui, je suis toujours là quand il en a besoin…
A peine levé remarque parce que je me suis levé à 9h30, d’habitude je me lève vers 8h30, mince je ne travaille pas si j’ai envie de dormir jusqu’à 11h (chose qui ne m’arrive jamais) pourquoi pas ? Déjà cela ça m’a mis de mauvaise humeur avant le petit déjeuner… Je me prépare et après j’attaque le ménage comme tous les dimanche matin. Je lave à la cuisine et cinq minutes après il y entre le sol même pas sec, bien la peine que je nettoie… Donc je recommence. Mais c’est presque toujours comme ça, je lui demande de faire attention à un truc pour me facilité le travail, mais non rien, c’est pour tout pareil. Ce n’est pas grave il y a le boy après pour nettoyer. Et encore d’autres remarques que j’ai encaissées sans rien dire. Par moment j’en ai vraiment marre.
Et rien ne change. Je n’ai pas de vie.
C’est pareil avec mon frère (je l’adore) mais on dirait que c’est mon rôle de m’occuper de mon père (je l’adore aussi faut pas croire) au détriment de ma propre vie. Idem avec ma belle sœur (je la supporte parce que c’est la femme de mon frère et la mère de ses enfants). Trop gentil trop con comme on dit, là j’ai l’impression d’avoir atteins les sommets. C’est facile ils viennent en vacances 15 jours mon frère va voir une fois la sœur de papa à la maison de retraite, sa femme n’est même pas passé lui dire bonjour maintenant qu’elle a eu ce qu’elle a voulu. Et moi bien sûr je dois y passer toutes les semaines, je n’ai que ça à faire bien sûr… Je trouve normal d’y aller mais le jour où je n’y vais pas pour une raison ou une autre, j’ai droit à une remarque.
La mère de ma belle sœur et son frère viennent passer une semaine de vacances et je dois me déranger pour leur dire bonjour ! Non mais on me prend pour qui là ! Ce n’est pas ma famille et ce ne le sera jamais, j’ai fait assez d’effort pendant toutes ces années, maintenant ça suffit.
Avec mon père j’ai fait une grosse bêtise, je crois, après le décès de maman, la maladie de mon père, j’habite avec lui pour qu’il ne soit pas seul, et aussi pour le rassurer et me rassurer aussi car on a passé de dures années avec sa maladie. Mais je ne suis pas reparti à temps, et maintenant c’est devenu normal que je sois à ses côtés. Personne ne pense à moi et au fait que je n’ai pas de vie. Et en plus en ce moment je trouve qu’il a vraiment pris un coup de vieux. Alors je culpabilise aussi, pourquoi je ne sais pas.
Au travail on m’a encore demandé des dates pour mes congés… Je suis resté vague, oui oui on verra… Je vais reculer cela le plus tard possible, car ne pas travailler va signifier passer encore plus de temps avec mon père, faire des visites supplémentaires à sa sœur et non ça suffit, je n’en peux plus. Je préfère encore travailler…
Hier j’étais au bord de l’implosion.
Heureusement ce matin je suis allé deux heures à la plage, j’ai bien nagé, et j’ai lézardé au soleil avec un bouquin. Ce soir je suis allé courir aussi et là je suis bien fatigué. Ca m’a fait beaucoup de bien. Comme ce petit post bien embrouillé sans doute qui me permet de vider un peu ce que j’ai sur le cœur.
Help, I
need somebody,
Help, not just anybody,
Help, you know I need someone, help.
Help me if
you can, I'm feeling down
And I do appreciate you being round.
Help me,
get my feet back on the ground,
Won't you please, please help me.
dimanche 31 août 2008
"Bienvenue chez les ch'tis"
Quelques sourires et c'est tout. Rien d'extraordinaire! Pour ne pas dire navrant...
Pour reprendre le titre d'une pièce de Shakespeare "Beaucoup de bruit pour rien". Un film juste bon pour la télévision et encore.
« L’Ombre du vent » Carlos Ruiz Zafón
Le récit débute dans la Barcelone de l’après-guerre civile. Un libraire en livres anciens emmène sont fils de 10 ans, Daniel, dans une étrange bibliothèque, le cimetière des Livres Oubliés, pour qu’il y adopte un livre afin de le sauver de l’oubli. « Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’on lut, ont vécu et rêvé avec lui ».
Parmi des centaines de milliers de livres Daniel choisit « L’Ombre de vent » de Julián Carax. Daniel va lire et aimer ce livre en une nuit, et décider d’en apprendre plus sur son auteur. Julián Carax est inconnu, mort étrangement, ses livres ne se sont jamais vendus, mais alors pourquoi un homme mystérieux les brûle-t-il ? Un personnage échappé du roman, une trahison, une amitié, une histoire d’amour, de la haine, des rêves… qui se confondent avec Daniel…
Daniel va mener l’enquête.
« L’Ombre du vent » est un roman passionnant avec une intrigue fascinante, du suspens, et une écriture et un style superbe, qui mêle agréablement les genres, fantastique, policier, amour… Un livre magnifique et envoutant où l’on ressent toutes les émotions.
« Je me demandai comment on pouvait sentir quelqu’un si loin de soi et, en même temps, lire chaque plissement de ses lèvres ».
« Un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, que lire est engager son esprit et son âme, des liens qui se font de plus en plus rares ».
vendredi 29 août 2008
21...
mercredi 27 août 2008
Ô Sushi
Mon repas de midi...
lundi 25 août 2008
La Pensée du Jour
Le oui, l'ouverture et l'amour, voilà les clés qui ouvrent la porte de la prison.
samedi 23 août 2008
La Pensée du Jour
Ayez le courage de vous lancer dans l'existence,
de prendre des risques, de recevoir des coups,
en sachant à l'avance que vous allez être exposé au jeu des contraires,
réussi-raté, heureux-malheureux, louange et blâme.
vendredi 22 août 2008
Matinée luxe, calme et volupté…
Mon amie Anastasia (petit rappel amie russe rencontrée à la
fac) était de passage aujourd’hui. Et comme je ne travaillais pas ce matin elle
m’a invité à prendre un petit déjeuner sur la terrasse du Carlton… Un petit
déjeuner gargantuesque et délicieux (je n’ai pas déjeuné à midi). Nous avons
passé un excellent moment à parler de tout et de rien, travail, vacances,
bouquins… Elle espère qu’on se reverra bientôt à Paris ou ici. La dernière fois
c’était en octobre dernier juste le jour où j’avais déposé ma démission. On avait fêté l’événement à Villefranche-sur-Mer.
Et en même temps notre rencontre qui remontait à l’inscription à la fac de
science quelques années plutôt (je tairais le nombre ; ) ) un mois d’octobre aussi. Puis en novembre aussi, on avait été au piano bar de l'hôtel Martinez.
mercredi 20 août 2008
La Pensée du Jour
Enfermé dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée
et que nous prenons pour la totalité de l'univers,
rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer
qu'il existe une autre dimension de la réalité.
mardi 19 août 2008
Ces petites choses…
Ce soir j’ai regardé un film avec les enfants. Un agréable moment avec leurs rires et leurs remarques.
Le héros portait ton prénom. Et on l’entendait à toutes les répliques presque… J’aurais du compter, mais j’y ai pensé trop tard.
lundi 18 août 2008
Bas-Haut, tout passe !
Impression d’être transparent et visible que quand il faut rendre service, aider ou pour faire plaisir. Le brave couillon est toujours là quand il faut. Et c’est toujours comme ça !
Là en ce moment je n’ai qu’une envie, partir ailleurs sans laisser d’adresse, vivre ma vie sans me préoccupé des autres. M’occuper de moi et c’est tout, ne rendre de comptes à personne.
Heureusement ce matin je suis allé nager, et ce soir j’ai couru jusqu’à épuisement. Ca m’a fait du bien, vider la tête. Demain je n’y penserai plus, ou du moins beaucoup moins, j’ai la mémoire courte pour les choses qui me blessent. Heureusement, sinon la vie serai impossible.
La Pensée du Jour
Réfléchissons à ce qui possède vraiment une valeur,
à ce qui donne un sens à notre vie,
et ordonnons nos priorités en conséquence.
La Pensée d'hier:
Nous n'avons que l'instant présent,
que cet unique et éternel instant
s'ouvrant et se déployant sous nos yeux, jour et nuit.
J’adore….
Aujourd’hui je ne travaille pas et j’espérais passer une journée avec mon frère et les enfants, une petite randonnée dans l’arrière pays avec un pique-nique. Des moments sympathiques en famille et du bon air ! Mais c’était sans compter sur ma….
Non ils vont faire une randonnée en VTT… C’est très sympa,
surtout que je n’ai pas de VTT… Donc ce sera sans moi. Et personne n’a eu l’idée
d’aller plutôt marcher aujourd’hui, et faire du vélo le jour où je travaille
par exemple. J’adore encore cette attention à mon égard.
dimanche 17 août 2008
Journée gourmande
Aujourd’hui nous avons déjeuné dans un très bon restaurant à Fayence pour fêter l’anniversaire de mon père, La Table d’Yves. Dans un joli cadre provençal entouré de vignes avec une vue sur le village de Fayence, ce fût un régal.
J’avais choisi en entrée « Espadon mi-fumé et mi-mariné avec une vinaigrette d’agrumes Guacamole et concombre au yaourt » absolument divin,
Puis « Quasi de veau rôti aux girolles et petites pommes de terre de Noirmoutier au thym » extraordinaire, à tomber,
Et en dessert « Crumble de pommes et abricots secs de Provence, crème glacée à la vanille ». Le désert était bon mais classique, pas aussi marquant que les entrées ou les plats.
Pour patienter il y avait eu un cake aux olives avec une tapenade et une verrine aux courgettes à l’huile de truffe et ail, avec le café on nous a servi une panna cota aux griottes accompagnée d’un mini-financier aussi aux griottes et un marshmallow maison à la menthe.
Un délicieux moment gastronomique suivit d’une petite balade dans Fayence et ensuite Seillans.
vendredi 15 août 2008
Ca commence !
Aujourd’hui j’ai travaillé, une journée agréable, mais j’aurais préféré être avec ma famille et les enfants. Heureusement j’ai terminé plus tôt. Repas en famille et puis télévision, les petits voulaient voir une émission. Je reste avec eux trois quart d’heure, bien que le programme ne m’intéresse pas. Mais pour le plaisir d’être avec eux, d’entendre leurs remarques. Donc je pars avant la fin prendre ma douche.
Et là j’adore, en sortant de la douche je ne vois pas qu’ils regardent les photos de leurs vacances à la montagne. Sans moi, ils ne m’ont même pas attendu… Encore une idée de ma belle sœur. J’aime beaucoup cette délicatesse et cette courtoisie. Je n’ai rien dit mais là je suis vexé à mort ! Je n’ai plus qu’une envie qu’ils partent ! Ils viennent à peine d’arriver… Pourtant je m’entends si bien avec mon frère et les enfants, mais sa femme une vraie… Elle me prend toujours pour un imbécile, je suis transparent, insignifiant, à chaque fois c’est pareil.
Comme d’hab je vais me taire car j’aime trop mon frère je ne veux pas lui faire de peine. Et dans des moments pareils je repense toujours à deux choses qu’elle m’a faites, que je ne lui pardonnerai jamais et mon désir de les voir partir est encore plus grand. Une nuit de sommeil, une journée de travail et j’oublierai ce que je pense pour profiter de mon frère et des enfants. Même si je suis blessé je me dis que ça n’en vaut pas la peine.
jeudi 14 août 2008
Joies et Peines
Mon frère et les enfants sont arrivés mercredi. Je suis vraiment content de les voir, mais comme je travaille et le 15 aout aussi on ne se croise que le soir. Heureusement qu’ils sont là, car j’ai encore un petit ciel de traîne. Ca me fait vraiment plaisir de les revoir, c’est impressionnant comme les enfants ont encore grandi. Le petit est presque aussi grand que moi, plus que 5 cm, il n’a que 12 ans, et ma nièce une vraie jeune fille mignonne comme tout, belle comme un cœur. Une bien jolie famille !
Je ne sais pas, j’ai encore un malaise… Sans doute le fait d’avoir réagi comme ça avec ce mail que j’ai envoyé. Toutes ces réactions contradictoires que j’ai… Par moment j’ai l’esprit un peu embrumé, d’ailleurs on m’a même fait la remarque, heureusement il y a beaucoup de travail et ça passe. Moi qui suis si hermétique d’habitude. Peut-être le fait que je n’ai personne à qui me confier aussi. Et puis que pourrai-je dire ?
Ce blog est là pour ça, pour exprimer ce malaise parfois par ces petits billets décousus, qui montrent une partie de l’iceberg, car ce n’est pas toujours facile de trouver les mots se rapprochant au plus près des mes pensées et de mes sentiments. Les mots ne sont pas toujours justes mais ça fait du bien.
La Pensée du Jour
Vous ne pouvez pas arrêter les vagues,
mais vous pouvez apprendre à surfer.
mardi 12 août 2008
La Pensée du Jour
L'adulte est celui qui a perdu la grâce, la fraîcheur, l'innocence de l'enfant,
qui n'est plus capable d'une joie pure, qui complique tout,
qui met la souffrance partout, qui a peur d'être heureux
et qui, en plus, dès que cela va mieux, en effet se rendort.
Le sage est redevenu pareil à un petit enfant.
« Une odeur de gingembre » Oswald Wynd
Ce roman est le journal intime de Mary Mackenzie, une jeune écossaise qui part en Chine en 1903 épouser un attaché militaire britannique, Richard Collinsgsworth. Mary découvre Pékin juste après la révolte des Boxers et pendant la guerre russo-japonaise. Elle découvre aussi sans plaisir la vie conjugale. Un été à la campagne, après la naissance de sa fille Jane, elle retrouve un colonel japonais, le comte kentaro Kurihama rencontré lors d’une soirée dans une ambassade. Enceinte de ce dernier et rejeté par son mari et la société Mary fuit au Japon privée de sa fille.
Son journal est une chronique sans concession de sa vie au Japon, de 1905 à 1942, en tant que femme étrangère et solitaire qui assume sa vie sans chercher d’excuses.
C’est le roman d’une femme en quête d’amour et d’elle-même,
que l’on va voir évoluer pendant toutes ces années d’une grande richesse
psychologique. Mais aussi le roman d’un début de siècle en Chine et au Japon.
Un roman au style agréable et romanesque avec un contexte historique et humain
passionnant.


















